Virus Ebola, choléra, rougeole, covid - mars/avril 2022
"La flambée risque de se propager à d'autres provinces, dont Kinshasa (capitale), ainsi qu'en République voisine du Congo", a averti l'OMS dans un communiqué, ajoutant que 267 contacts des victimes d'Ebola ont été identifiés. Le risque de propagation régionale et internationale de cette épidémie n'est pas exclu, car la ville de Mbandaka borde le fleuve Congo et a des connexions fluviales et terrestres avec la capitale Kinshasa, la République du Congo, la République centrafricaine et l'Angola", a noté l'OMS dans un autre communiqué publié jeudi.
L'OMS décrit toutefois le risque actuel comme "modéré" au niveau régional et faible" au niveau international et ne recommande aucune restriction sur les voyages ou le commerce vers la RDCLe risque de propagation en RDC est jugé "élevé" en raison de la présence de réservoirs animaux et d'hôtes intermédiaires, de la fréquence élevée des épidémies d'Ebola dans le pays, de facteurs environnementaux et d'un système de santé affaibli par des épidémies en cours de choléra, rougeole et Covid-19, entre autres. Il s'agit de la 14e épidémie d'Ebola en RDC depuis 1976.
Selon l'organisation, 200 doses de vaccin ont été expédiées à Mbandaka. La vaccination a commencé le 27 avril. D'autres doses seront expédiées en fonction des besoins.
Identifié pour la première fois en 1976 en RDC (ex- Zaïre), le virus Ebola se transmet à l'homme par des animaux infectés. La transmission humaine se fait par les liquides corporels, avec pour principaux symptômes des fièvres, vomissements, saignements, diarrhées.
Plusieurs situations préoccupantes en Afrique mais aussi en Europe et dans le Monde sur une ré apparition de maladies contagieuses et/ou infectieuses.
L’ONU va décaisser plus de 950 millions FCFA pour lutter contre l’épidémie de Choléra qui sévit dans le pays d'Afrique centrale depuis plusieurs semaines, selon le média StopBlablaCam. « Ce financement soutiendra les activités de santé, d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH), en se concentrant sur la réduction de la morbidité et de la mortalité dans les foyers souffrant du choléra et en limitant la propagation du choléra aux communautés voisines », indique le Fonds central d’intervention d’urgence de l’ONU (CERF). Selon les Nations unies, « le nombre de cas de choléra au Cameroun, qui ont été signalés pour la première fois en octobre 2021, a considérablement augmenté ces dernières semaines. Plus de 1200 cas ont été signalés en une seule semaine en mars 2021. Au 18 avril, 5718 cas confirmés ont été signalés, principalement dans les régions du Sud-Ouest (4 244 cas) et du Littoral (1195 cas) ».
Les cas de rougeole sont en hausse de 80%, du fait du coronavirus qui perturbe les campagnes de vaccination ; les cas de rougeole ont connu dans le monde une augmentation sur les deux premiers mois de 2022, par rapport à la même période en 2021, selon l'OMS et l'UNICEF. Ces dernières mettent en garde contre les conditions propices à de graves flambées de maladies évitables par la vaccination. Plus de 17 300 cas de rougeole ont été signalés dans le monde en janvier et février 2022, contre 9600, en janvier et février 2021.
En Chine, en raison de la forte concentration de population sur un même espace urbain, des mesures ont été prises afin d'enrayer la propagation du variant Omicron du Sars-CoV-2 . Ce pays connaît un fléau depuis l'apparition en octobre 2019 du virus, Shangaï (25 millions d'habitants), pôle d'essor économique, est à nouveau dans le confinement en raison d'un retour de Omicron ; le gouvernement chinois a mis en place des centres sanitaires pour isoler les personnes en quarantaine ce que vivent très difficilement les occidentaux vivant dans ce pays. En effet, le gouvernement a décidé de protéger de façon drastique les habitants et d'isoler quelque soient les nationalités présentes sur son territoire. En dépit d’un confinement strict, près de 22 000 nouveaux cas positifs ont par ailleurs été enregistrés dimanche 1er Mai 2022 à Shanghai ; les décès sont de personnes âgées ou/et atteints de maladies autres. La gestion de la nouvelle crise sanitaire touche Pékin mais pour le moment, il ne s'agit que de tester la population. 17 Régions de la Chine sont impactées.
"La Chine n'a pas beaucoup de choix. Si elle assouplit ses restrictions, il y aura inévitablement un très grand nombre d'infections et de décès", prévient dans The Lancet, Zhengming Chen, professeur d'épidémiologie à l'université d'Oxford.
La Chine touchée en 2019 fait face à une crise sanitaire majeure mais également à un choc économique ; en effet la grande puissance montante chinoise a été ralentie dans sa progression géoéconomique comme interne, sa progression en tant que bloc stratégique face aux Etats Unis et une partie de l'Occident diminuée par les conséquences de ce désastre infectieux lié à une diffusion internationale d'un virus capable de mutations. La Chine fait partie des Pays qui ont décidé de continuer 'tester, isoler, vacciner" alors que beaucoup de Pays dont la France font le choix 'de vivre avec le virus'.
L'île de Taïwan a enregistré pour la première fois depuis le début de la pandémie plus de 10.000 nouveaux cas jeudi, au moment où le gouvernement abandonne sa stratégie "zéro covid" et a décidé de vivre avec le virus. Dimanche, 16.936 cas ont été enregistrés.
En France, il est annoncé plusieurs décès dans le week-end du 1er Mai 2022, passant inaperçus depuis deux mois mais emportant des personnes âgées ou faibles, morts dans hôpitaux publics ou cliniques "d'attente" comme en ehpads, très régulièrement. Le ralentissement des personnes frappées par le virus serait du à la vaccination mais l'état infectieux demeure dans le Monde, soit le coronavirus et ses variants.
L'Italie qui a vécu des longs confinements continue à demander le pass vaccinal sur son territoire, transports et vie quotidienne. Un pass dit renforcé a été mis en place pour toute réunion collective : théâtre, cinéma, discothèques, bars et restaurants.
Les maladies infectieuses dans le Monde sont présentes avec des 'foyers' virulents qui se déclarent de façon sporadique. Les programmes de vaccinations sur plusieurs types de problématiques sanitaires restent les enjeux de l' OMS. Les conséquences sont actuelles (hépatite de jeunes enfants en Europe) comme à venir. Où en est-on du HIV ?, virus immuno déficient affaiblissant l'organisme humain et générant cancer et autres maladies mortelles.

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